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Portrait
Arts visuels
Numérique

Thierry Fournier

J’explore des confrontations avec d’autres entités, entre humains et avec notre environnement.

Thierry Fournier est artiste plasticien et commissaire d’exposition. Son travail se déploie aux frontières du vivant et aborde principalement des questions d’altérité. Il expose l’installation Grave (2020) dans le cadre de CHRONIQUES, la Biennale des Imaginaires Numériques. 

Mis à jour le 17/12/2020

5 min

Architecte de formation (diplômé de l’École nationale supérieure d’Architecture de Lyon), mais aussi musicien et compositeur, Thierry Fournier suit tout d’abord un cursus musical à l’IRCAM (Institut de Recherche et Coordination Acoustique / Musique) puis développe sa pratique artistique de manière autonome à partir de 2000. L’œuvre qu’il développe depuis est protéiforme : installations, objets, prints, pièces en réseau, vidéos, performances. Il mène également d’emblée une pratique de curateur.

Il est également enseignant, dirigeant l’atelier d’art contemporain L’Exercice du regard à Sciences Po Paris depuis 2015. Il a été artiste-professeur invité au Fresnoy, Studio national des arts contemporains en 2017-2018. Il a créé et co-dirigé de 2015 à 2019 le groupe de recherche doctoral Displays à EnsadLab (École nationale supérieure des Arts Décoratifs) et la collection publique Collection Artem à l’Ensad Nancy. Il est aussi directeur artistique de la revue antiAtlas Journal. 

Thierry Fournier s’intéresse à l’altérité, aux limites de l’humain et à nos relations avec le reste du vivant. Son travail part toujours de l’humain et de sa perception. 

Certaines de ses pièces sont dotées de comportements, faisant appel à des programmes comme l’installation La Sonde (l’Art dans les chapelles, 2020) où une entité robotique parlante explore l’espace autour d'elle et tente en vain de comprendre ce qui l'entoure. Dans Just in Case (2016), un écran à hauteur de visage se demande si la personne qui l’observe est humaine (« Just checking that you are human »). Il calcule longuement et remercie après avoir vérifié… puis recommence sans cesse.

Cette tension entre humain et non-humain, vivant et non-vivant se retrouve également dans l’installation Grave (2020) présentée à CHRONIQUES. Un grand écran posé au sol diffuse l’image d’une pierre tombale dont toutes les inscriptions ne cessent de se réécrire, comme si elle était restée vivante. Le projet évoque ironiquement l’idéologie transhumaniste d’une réécriture illimitée de la vie, où tout serait toujours possible et par conséquent rien ne s’arrêterait jamais, y compris après la mort.

Ses œuvres sont très régulièrement exposées en France, récemment à l’Université Paul Valéry à Montpellier, à l’Art dans les Chapelles, à Mécènes du sud Montpellier-Sète, au musée d’art et d’histoire de Sant-Denis, et à l’international : de nombreuses fois au Japon (récemment en 2019 à l’invitation de l’Institut Français de Tokyo), au Canada, en Corée, très souvent en Europe, etc. 

À la Saarlandisches Künstlerhaus à Saarbrück en 2017, il expose Ecotone (2015), une installation en réseau qui montre un paysage artificiel habité par des voix de synthèse lisant en temps réel les messages postés sur Twitter à propos de désirs. Cette œuvre multilingue est celle qui est le plus souvent exposée à l’étranger.

En quinze ans, il a également commissarié de nombreuses expositions. En 2020, il est lauréat avec Pau Waelder de l’appel à projets curatorial de Mécènes du sud Montpellier-Sète, où il créent l’exposition Selphish.

  • 1960

    1960

    Thierry Fournier naît à Oullins, en région Lyonnaise.

  • 2000

    2000

    Il débute sa carrière d’artiste plasticien.

  • 2013

    2013

    Il obtient le prix spécial du jury pour son œuvre Last Room / Dépli (2012) au Festival du nouveau cinéma de Montréal.

  • 2018

    2018

    Thierry Fournier est artiste-professeur invité au Fresnoy, Studio national des arts contemporains.

  • 2020

    2020

    Il est lauréat avec Pau Waelder de l’appel à projets curatorial Mécènes du Sud Montpellier-Sète pour le projet Selphish.

L'Institut français et l'artiste

Avec l'installation Grave (2020), Thierry Fournier est programmé dans le cadre de Chroniques, la Biennale des Imaginaires Numériques (12 novembre 2020 – 17 janvier 2021), dont l'Institut français est partenaire avec son Focus Arts et créations numériques. 

En savoir + sur le Focus Arts et créations numériques.

L'institut français, LAB