de portraits
Portrait
Cinéma

Vincent Lacoste

J’aime tout, d’Alain Chabat à Aki Kaurismäki, de Christophe Honoré à Asia Argento. Mais je fuis les films affectés ou qui se prennent trop au sérieux.

Fer-de-lance de la nouvelle génération d’acteurs, Vincent Lacoste derrière une nonchalance apparente, cultive un vrai désir de cinéma exigeant, ne se limitant pas à un seul genre.

Publié le 15/07/2019

2 min

Fils d'un juriste et d'une secrétaire médicale, Vincent Lacoste, né à Paris en 1993, ne se destinait « pas forcément à faire du cinéma ». En 2009, à l’âge de 15 ans, il est choisi par Riad Sattouf pour tenir le rôle principal des Beaux Gosses, comédie savoureuse sur la période ingrate de l’adolescence.

Tout s’enchaîne alors très vite pour lui : en 2011 Vincent Lacoste tourne quatre films, dont le Skylab de Julie Delpy. Lui qui n’a jamais suivi de cours de comédie devient « acteur » en direct sur les plateaux de tournage sous les directives des cinéastes qui croient en son talent.

Astérix et Obélix : au service de Sa Majesté de Laurent Tirard (2012), Camille redouble de Noémie Lvovsky (2012) et Jacky au royaume des filles de Riad Sattouf (2014) l’imposent définitivement dans le paysage cinématographique français.

Après avoir tourné une série de comédies dans lesquelles il s’est distingué par sa silhouette et son allure atypiques et son côté à la fois lunaire, distrait et malicieux, Vincent Lacoste change de registre en 2014 avec Hippocrate de Thomas Lilti. Pour interpréter cet interne en médecine confronté à la dure réalité de l’exercice de son métier, Vincent Lacoste n’hésite pas à s‘exposer en dévoilant ses propres fêlures.
Avec une aisance naturelle, cet acharné du travail, prépare ses rôles en amont et ne cesse d’observer les acteurs avec qui il joue, comme Gérard Depardieu et Benoît Poelvoorde sur le tournage de Saint-Amour (2016). Acteur sensible, Vincent Lacoste possède, assurément, sa « manière légère d’être profond ».

Cantonné à ses débuts aux productions comiques, Vincent Lacoste a réussi au fil du temps à diversifier ses rôles et à ne pas s’enfermer dans un genre.

Ainsi, il interprète Rafaël dans le film engagé, Peur de rien (2015), de la réalisatrice libanaise Danielle Arbid, et en 2018, David dans le très sensible Amanda de Mikhaël Hers, présenté au Festival de Venise, section Orizzonti.

Ces expériences l’encouragent à persévérer dans sa participation à un cinéma d’auteur exigeant et peu formaté.

Cet habitué du Festival de Cannes — cinq films présentés en dix ans de carrière — rêve de tourner avec le réalisateur finlandais Aki Kaurismäki qui, selon l’acteur, « à l’air austère, mais de manière hilarante ».

Amanda de Mikhaël Hers
Amanda de Mikhaël Hers
  • 2009

    2009

    Premier rôle au cinéma dans les Beaux Gosses de Riad Sattouf. Prix Lumières du meilleur espoir masculin.

  • 2014

    2014

    Vincent Lacoste tourne son premier rôle dramatique dans Hippocrate de Thomas Lilti.

  • 2016

    2016

    Vincent Lacoste tourne Peur de rien de la réalisatrice libanaise Danielle Arbid. Il reçoit la même année le prix Patrick Dewaere.

  • 2019

    2019

    Vincent Lacoste reçoit, au Festival de Cannes, le Globe de cristal du meilleur acteur pour Plaire, aimer et courir vite.

L'Institut français et l'acteur

Deux films avec Vincent Lacoste sont diffusés par l'Institut français à l'international : Hippocrate (2014), Victoria (2016).

L’Institut français propose un catalogue de plus de 2 400 titres permettant au réseau culturel et à ses partenaires de diffuser des films français dans le monde.

 

En savoir + sur le catalogue cinéma.

L'institut français, LAB