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Rythmus, programmé lors de Digital Choc 2020
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© Chevalvert

Corps et technologie au festival Digital Choc

Digital Choc, festival des cultures numériques de Tokyo, se déroule cette année du 20 février au 8 mars. À quelques semaines des Jeux Olympiques, cette 9e édition interroge les rapports entre corps et technologie dans l'esprit festif qui caractérise l'évènement.

Mis à jour le 24/02/2020

2 min

L'émergence des technologies numérique améliore-t-elle l'expérience humaine ? L'intelligence artificielle ou la réalité augmentée modifient-elles la façon dont nous prenons possession de l'espace ? Ces questions, particulièrement pertinentes l'année où le Japon s'apprête à célébrer le geste humain en accueillant le plus grand événement du sport mondial, agitent dès l'hiver le festival Digital Choc.

Numérique, art et culture

Depuis 2012, cette manifestation transdisciplinaire organisée à Tokyo décrypte les croisements entre numérique, art et culture, à travers différentes propositions autour d'un thème commun. Après avoir exploré la planète – « Spaceship Earth » – en 2018, puis s'être interrogé sur les questions de perception du monde en 2019 – « (Re)voir le monde » –, le festival invite cette année musiciens, illustrateurs ou designers de jeu vidéo à travailler ensemble autour du motif des « Corps déployés ».

Traditionnellement, à côté de conférences et d'expositions, le festival Digital Choc reste marqué par une forte présence d'installations et de prestations en direct afin que les outils numériques livrent toute leur magie. Dans ce registre, le concert de musique acousmatique (Contemporary Computer Music Concert) fait figure de rituel : chaque année, compositeurs français et japonais sont invités à interpréter leurs œuvres sur un Acousmonium. La performance 2020 sera dirigée par la compositrice et musicologue diplômée de l'Université de Nagoya, Mikako Mizuno.

Autre rendez-vous incontournable, la soirée d'inauguration qui prolonge cette année la collaboration avec Mutek, organisme spécialisé dans la diffusion de créations musicales et visuelles. Comme lors de la précédente édition, l'association co-organise le live d'ouverture avec un plateau qui met à l'honneur les créations polaires et sensorielles du français Molécule, auteur notamment de -22,7°C, mais aussi les performances de deux artistes japonais en vue : l'improvisatrice galcid et Ken Furudate, lauréat du prix Digital Choc 2018 pour son projet Pulses/Grains/Phase/Moiré.

Machines créatives et réalité augmentée

Furudate ne sera pas le seul ancien lauréat mis à l'honneur. Scott Allen, récompensé l'an dernier, revient le 22 février avec son projet Ai.step. Accompagné de Kakuya Shiraishi, artiste et programmeur informatique, Allen propose une performance où la créativité des humains se mêle à la capacité d'apprentissage d'une intelligence artificielle pour générer des séquences visuelles et sonores inédites. Leur performance sera précédée d'un débat avec le compositeur français SKYGGE sur le rapport entre création musicale et machine.

Enfin, pour aller plus loin dans les expérimentations corporelles, il faut aller voir du côté de la programmation jeune public – La Chasse aux brigands et La Parade engloutie – où le touche-à-tout français Guillaumit, accompagné d’une pléiade d'illustrateurs, multiplie les surprises en réalité augmentée. Le corps sera surtout présent dans l'impressionnante installation Rythmus, du studio français Chevalvert, qui immerge, par la lumière et le son, les spectateurs dans leurs propres battements de cœur. Déjà présentée à la Fête des Lumières de Lyon en 2018, cette expérience singulière a été récompensée d'un European Design Awards de bronze en 2019. Une façon d'affirmer, une fois encore, que Digital Choc réunit le meilleur des créations numériques japonaises et françaises.

 

L'Institut français et le projet

Le festival Digital Choc bénéficie du soutien de l'Institut français, à travers le Fonds culturel franco-allemand. 

 

Piloté par l’Institut français pour sa partie française, ce fonds favorise la coopération culturelle franco-allemande à l’étranger en appuyant des projets menés en étroite collaboration avec les acteurs culturels locaux. En savoir + sur le Fonds culturel franco-allemand

 

L'institut français, LAB